Put*in deux ans !…

Remercier Adam Nawalka après le mondial 2018 raté ne semblait pas être la meilleure idée de la fédération polonaise de football (PZPN) et de son président Zibi Boniek… Nawalka avait réalisé un super Euro 2016 et avait mis en place un groupe et instauré un jeu assez plaisant. La décision de nommer l’inexpérimenté tonton de Kuba Blaszczykowski, Jerzy Brzęczek laissait plutôt perplexe, deux ans plus tard, on se rend compte que nous avions raison de l’être… Deux ans de Brzeczek, c’est deux ans d’horreurs footballistiques dont le sommet a été atteint hier soir face à l’Italie…

D’emblée, on a reconnu le style Brzeczek : refuser de jouer hier encore, venir chercher un petit point (ou un bon vieux hold-up) en laissant un Lewandowski seul et abandonné de tous en attaque, sans ne rien pouvoir faire. Brzęczek a laissé des joueurs offensifs comme Milik, Zielinski et Grosicki sur le banc et ça en disait long sur ses ambitions : venir chercher un bon vieux 0-0 face à une équipe italienne décimée par les absences. Et cela aurait pu marcher SI Krychowiak n’avait pas eu la bonne idée de faire une prise de judo sur un Italien, dans la surface, à la 27ème minute de jeu… Le penalty transformé aura raison du plan timoré de Brzeczek…

Il faut dire que le sélectionneur n’est pas aidé non plus par ses lieutenants. En premier lieu, Grzegorz Krychowiak qui est en régression constante depuis son transfert en Russie et enchaîne les mauvais matchs en sélection. On pourrait se demander si l’ex pensionnaire de Ligue 1 a encore sa place dans l’équipe ? …

Il serait peut-être aussi temps de se poser la même question avec Goralski. Le boucher de Bydgoszcz devient une caricature de lui-même. Entré à la 46ème et expulsé à la 77ème. 31 minutes de n’importe quoi. Il aurait pu avoir le rouge dès la 62ème après un premier attentat sur Belotti si Clément Turpin ne s’était pas montré clément. Visiblement, quitter le championnat bulgare pour celui du Kazakhstan ne l’arrange pas…

Autre joueur qui montre toutes ses limites en sélection : Arkadiusz Reca. Le latéral gauche recruté par l’Atalanta Bergame en 2018, en provenance du Wisla Plock ne progresse pas et enchaîne les mauvaises prestations en sélection. On se demande alors pourquoi ne tente pas d’aligner un Karbownik devenu indispensable au Legia Varsovie (et transféré à Brighton cet été et prêté à son club formateur dans la foulée) ou un Tymoteusz Puchacz qui montre toutes ses qualités en Ekstraklasa depuis l’an passé et en Ligue Europa cette année.

Perdus dans les plans de Brzeczek, les cadres peinent à s’en sortir (Glik, Bednarek). Complétement esseulé en attaque, Lewandowski ne peut pas non plus faire grand-chose (à part aller chercher des ballons très bas comme il l’a fait hier). Szczesny arrive encore à faire des arrêts décisifs qui évitent d’alourdir l’adition – sans lui, le score aurait pu être plus lourd hier soir. Dans cet ensemble complétement déséquilibré, les jeunes (Moder, Jozwiak, Placheta, Walukiewicz…) ont aussi du mal à trouver leur place, ce qui est regrettable car c’est le moment de les intégrer à l’équipe avec l’aide des cadres (Glik, Lewy, Szczesny…), mais comme pour le jeu offensif, c’est une chose que Brzeczek ne sait pas faire visiblement…

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