Dzięki za wszystko !

Ludovic Obraniak a annoncé cette semaine sa retraite sportive. Dommage, on aurait bien aimé le voir encore sur les terrains et nul doute qu’il a encore tant à apporter aux jeunes joueurs, entre autres, en ce qui concerne l’état d’esprit. Ce qu’il y a à retirer du parcours de Ludovic Obraniak, c’est la façon dont il a traversé ses années de professionnalisme (2002-2018), la manière d’être : Discrétion, calme et intelligence. Ne jamais se plaindre et profiter de tous ces instants de football. Même lors des transferts vers des clubs et championnats étrangers (Turquie, Israël) Ludovic Obraniak cherche et trouve du positif : « Tu apprends différentes cultures. La tolérance, aussi. J’ai vécu dans un pays musulman et un pays juif. C’est pas une mauvaise chose, parce qu’on vit dans un monde avec beaucoup de clichés. Être au contact des gens, ce n’est pas pareil que lire les journaux tranquille dans son fauteuil. Humainement, ça m’a enrichi sur beaucoup de points » (Entretien So foot de décembre 2016)

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Et même lorsque Jan Tomaszewski, ex-gardien de but de la Pologne des années fastes et idiot national sort la sulfateuse pour s’attaquer aux joueurs bi-nationaux en 2011, Obraniak (qui a obtenu la nationalité polonaise avec l’appui du journaliste Thadée Fogiel) Ludovic Obraniak ne rentre pas dans la polémique et reste calme face aux propos durs (et injustes) de Tomaszewski. Obraniak ne triche pas et est capable de sortir une analyse posée, pertinente et réaliste de cette expérience avec la sélection polonaise. En décembre 2016, Ludovic Obaniak expliquait « Les gens me demandaient de me sentir polonais. C’est un processus qui devait prendre du temps. Je sentais que c’était très important pour eux que je parle polonais, et je peux totalement le comprendre, mais je n’arrivais pas à le parler. Alors, j’ai toujours essayé de faire semblant d’être polonais » (Entretien So foot de décembre 2016). Si Obraniak se prenait de plein fouet la réalité de la difficulté à maîtriser la langue d’Adam Mickiewicz et de Juliusz Slowacki, aucun doute quant au fait que sa démarche d’origine de jouer pour le pays de ses grands-parents était sincère et honnête. En attendant, Ludovic Obraniak a réalisé ce que tout petit garçon d’origine polonaise rêve de faire : il a endossé le maillot de la sélection polonaise et nous a fait vivre à nous tous, gamins français aux origines polonaises ce rêve par procuration. Ce bonheur de jouer avec Kuba Blaszczykowski, Robert Lewandowski, Lukasz Piszczek ou Grzegorz Krichowiak. Dommage que l’aventure ne se soit prolongée jusqu’à l’Euro 2016 en France…

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Certes, il y a aussi les titres, surtout le doublé Championnat-Coupe de France 2011 avec le LOSC. Mais le plus beau titre est sans doute pour Ludovic Obraniak d’avoir réussi une très belle carrière avec modestie, probité et en restant intègre tout au long de ces années, dans le milieu du football pro qui semble (parfois) de plus en plus éloigné de ces valeurs, écrasées et oubliées sous le poids de l’argent roi. Obraniak a réussi l’exploit d’être et de rester un joueur et un homme honnête, droit, probe, propre et sachant garder une certaine dignité au gré des années. Sans se renier ni se trahir.

Total respect et dzięki za wszystko !!!

 

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