Analyse d’un naufrage collectif.

L’élimination prématurée des Polonais  n’est pas une grande surprise pour ceux qui suivent la sélection polonaise depuis quelques temps. Entre une génération qui se termine (Kuba, Fabianski, Glik, Grosicki, Piszczek…) une autre pas encore prête à briller en sélection (Kownacki, Milik, Zielinski, Linetty…) et des cadres qui n’assurent plus (Lewy, Szczesny, Krychowiak…) rien de bien surprenant.

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Fail !

Szczesny c’est peut-être la première erreur de Nawalka et le premier point faible de cette équipe polonaise version Coupe du monde 2018 (cf le deuxième but du Sénégal lors du premier match de cette CM 2018). Szczesny a assuré son rôle de doublure de Buffon à la Juventus cette saison mais il n’a guère rassuré. Pour preuve, la Vieille dame a enrôlé Mattia Perin pour concurrencer le Polonais ou tout simplement, prendre sa place… De son côté Fabianski a réalisé une très grosse saison avec Swansea. Certes le club descend en Championship mais Fabianski aura quand même fait le travail. Un chiffre : Fabianski a repoussé 136 tirs des 192 tirs cadrés concédés par son équipe.

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Naufrage défensif (cf tous les buts pris contre le Sénégal et la Colombie, en attendant ceux que le Japon va mettre)

Comme Szczesny, la défense n’a pas fait preuve d’une grosse confiance. Sur le côté gauche, on a retrouvé le Rybus de Lyon, perdu, qui fait des efforts dans le vent et qui est inefficace au possible. Les Colombiens l’ont bien compris, Cuadrado s’est promené toute la rencontre et le centre de James sur le premier but vient de ce même côté gauche. Au centre, Pazdan a clairement montré qu’il n’avait pas le niveau requis et Piszczek, même s’il reste un très bon joueur, n’a plus les jambes d’il y a deux ou trois saisons. Dans ce naufrage collectif, le jeune joueur de Southampton Jan Bednarek, est celui qui s’en tire peut-être le mieux. Et que dire de l’absence de Glik blessé à l’épaule en tentant un retourné lors d’un tennis-ballon à l’entraînement … Quant à Cionek, il a toujours été nul avec la sélection, je ne vois pas pourquoi cela aurait changé en Russie en 2018…

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Se brûler les ailes…

Une grosse différence avec l’équipe de l’Euro 2016 en France, réside dans le jeu sur les ailes polonaises. Il y a deux ans, Kuba, Grosicki et Kapustka étaient en forme. Les temps changent et Dieu sait qu’ils changent encore plus vite dans le monde du foot. Kuba a passé une grosse partie de la saison sans jouer (entre autres, pour cause de blessure) Grosicki pas mauvais avec le Stade rennais est parti se perdre à Hull et ça se voit en sélection quant à Bartosz Kapustka il est porté disparu depuis son départ pour Leicester et un prêt sna grand effet à Fribourg. Kownacki malgré une bonne première saison à la Samp’ a montré qu’il est encore bien tendre au niveau international (« Muscle ton jeu Dawid ! Muscle ton jeu ou tu vas au devant de grosses déconvenues !!! ») comme son collègue de club Bereszynski du reste. Piotr Zelinski pas mauvais du tout avec le Napoli cette saison ne semble pas avoir trouvé sa place en sélection (ou on ne la lui a pas donnée…) dommage … Krychowiak a été lui aussi à l’image de saison : très laborieux pour ne pas dire complètement nul (cf le second but du Sénégal sur le premier match de cette Coupe du monde 2018) Quant à Goralski, on ne peut pas franchement espérer passer un cap et progresser en signant à Ludogorets…

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Robert, fais quelque chose !

Alors lui, on ne sait plus trop quoi en penser. Entre ses caprices pour rejoindre un Real Madrid qui ne veut pas de lui, pour quitter un Bayern de Munich qui se fout ouvertement de sa gueule (« Robert c’est minimum 200 millions … ») et ses non-matchs (voir les matchs de 1/2 finale de Ligue des champions contre… le Real cette saison) on peut juste dire qu’il agace de plus en plus même s’il est loin d’être le plus à blâmer de cet échec collectif. A l’image d’un Salah avec l’Égypte, on attendait de Bob qu’il sauve les meubles, qu’il soit l’arbre qui cache la faiblesse de son équipe nationale, mais non, rien, nada, nic…

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Quant à Nawalka, on peut évidemment regretter certains de ses choix et des systèmes de jeu suicidaires qui ont mené cette sélection à un nouvel échec cuisant en Coupe du monde (après 2002 et 2006). Son bilan reste quand même plus qu’honorable : qualification pour l’Euro 2016 et 1/4 de finale lors de cette compétition (dont la Pologne aurait sans doute pu aller au bout) et qualification pour la Coupe du monde 2018. Puis à quoi bon demander la tête de Nawalka puisqu’il n’y aurait personne d’autre d’aussi compétent à mettre à sa place ?…

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