Le plus français des Polonais

Henryk Kasperczak à la tête de l’équipe nationale du Mali a laissé son poste début mars après un peu plus d’un an à la tête « aigles » et après élimination de la dernière CAN par le biais d’un étrange tirage au sort …
Dans le même temps, l’entraîneur du Wisla Franciszek Smuda était renvoyé et nombre de supporters du club (dont moi) espéraient alors le retour de Kasperczak à Cracovie…

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Henryk le joueur

Kasperczak commence le foot au Stal Mielec (1965-1966) avant de filer au Legia Varsovie (1966-1968) puis de revenir pour se poser dix ans au Stal Mielec. Nous sommes alors dans les années 1970. En Pologne, les magasins sont vides et sur les terrains de foot du pays, c’est le club de Kasperczak et Grzegorz Lato qui flambe. En 1972-1973, le Stal Mielec est sacré champion de Pologne.

En équipe nationale, la Pologne vit aussi de belles heures. Kasperczak fait partie de l’épopée de 1974 en Coupe du monde dont son collègue Lato termine meilleur buteur.

A l’issue de la saison 1975-1976, le Stal Mielec retrouve son titre de champion. Le second pour Kasperczak qui est élu, cette année-là, joueur polonais de l’année. Année où Henryk gratte même une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Montréal (s’inclinant 3-1 en finale face à l’Allemagne de l’est).

Henryk l’entraîneur

En 1978, Henryk passe à l’ouest et rejoint le F.C Metz. Il y joue une saison (1978-1979) puis devient entraîneur dans la foulée. Il y restera cinq ans et remportera le premier titre du F.C Metz en 1984 : la Coupe de France. C’est aussi le début d’une carrière d’entraîneur qui verra le polonais traîner ses valises de clubs en sélections nationales et de sélections nationales en club.

Entre 1984 et 1987, Kasperczak tente de faire remonter l’AS Saint-Etienne en première division mais le Polonais n’y arrive pas, s’inclinant en 1986 face à Rennes lors d’un match de barrage. Kasperczak revient alors dans l’Est de la France et fait remonter le R.C Strasbourg dans l’élite en 1988. Après une petite saison, le Polonais repart au Racing club de France (1989-1990) qu’il ne parvient pas à maintenir en première division puis débarque au Montpellier Hérault.

En 1990-1991, c’est l’épopée fantastique pour le coach Kasperczak et ses hommes (Laurent Blanc, Claude Barrabé, Der Zakarian, Valderama, Vincent Guérin, Xuereb, Ziober…) en Coupe des coupes. Montpelier s’incline en quarts de finale contre le Manchester United de Lee Sharpe, Bryan Robson et Mark Hugues. Malgré une bonne deuxième saison en 1991-1992 où le club de Nicollin termine le championnat à la 6ème place et un quart de finale en Coupe de France, Kasperczak voit son contrat non renouvelé.

Kasperczak rebondit ensuite à Lille où il passe une année terne (1992-1993) puis vient le temps des sélections nationales (Côte d’ivoire en 1993-1994 puis Tunisie en 1994-1998) Il retrouve ensuite le championnat français, en Corse, à Bastia en 1998-1999 mais retourne très vite au sein de sélections africaines (Maroc en 2000, Mali en 2001-2002).
Petit évènement en mars 2002, Kasperczak s’installe pour la première fois de sa carrière sur un banc polonais, celui du Wisla Cracovie. Kasperczak s’offre alors UN doublé Coupe/championnat en 2003 et un nouveau titre de champion ainsi qu’un beau parcours en Coupe UEFA en 2004.

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